Recruter en alternance : combien ça coûte ?

pile de pièces de monnaie - calcul du cout d'un apprenti

Quelle rémunération pour votre alternant?

Le salaire d’un alternant se compte en pourcentage du SMIC* et ne sera pas le même en fonction de son type de contrat, de son âge, de son niveau de formation ou de qualification, de l’année d’éxecution du contrat et de son niveau de progression dans la formation.

* Valeur du SMIC au 1er janvier 2026 = 1 823,03 € brut pour 35h/semaine

recruteur devant un ordinateur

Contrat d’apprentissage : règles de rémunération

La rémunération d’un apprenti est fixée en pourcentage du SMIC (ou du salaire minimum conventionnel s’il est plus favorable).

Elle évolue selon :

  • l’âge (moins de 18 ans, 18-20 ans, 21-25 ans, 26 ans et plus),
  • l’année du cycle de formation (1re, 2e, 3e année).

📌 Les majorations liées au changement de tranche d’âge prennent effet le 1er jour du mois suivant l’anniversaire des 18, 21 ou 26 ans.

Contrat de professionnalisation : règles de rémunération

  • Avant 21 ans : La rémunération brute mensuelle minimale est de 55 % du Smic, soit actuellement 1 002,67 €.
    Si le salarié a un baccalauréat professionnel ou d’un titre ou diplôme de même niveau, cette rémunération minimale est de 65 % du SMIC, soit actuellement 1 184,98 € .
  • Entre 21 et 26 ans : La rémunération brute mensuelle minimale est de 70 % du SMIC, soit actuellement 1 276,13 €.)
    Si le salarié est titulaire d’un baccalauréat professionnel ou d’un titre ou diplôme de même niveau, cette rémunération minimale est de 80 % du SMIC
  • A partir de 26 ans : La rémunération brute mensuelle minimale est le Smic, soit actuellement 1 823,03 €.oit

Prise en charge des coûts de formation par l’OPCO

Dans le cadre d’un contrat d’apprentissage

L’OPCO rattaché à votre entreprise prend en charge les coûts de formation de votre apprenant. Cette prise en charge permet à l’employeur de recruter et former un apprenti sans avoir à financer directement la formation.

À compter du 1er juillet 2025, une évolution réglementaire introduit toutefois un reste à charge obligatoire pour certains contrats.

Pour les formations de niveaux 6 et 7 (à partir de BAC +3), l’employeur devra verser une participation forfaitaire de 750 €, pour tout contrat d’apprentissage signé à partir de cette date.

Des modalités spécifiques sont prévues :

  • En cas de nouveau contrat signé après la rupture d’un contrat initial, la participation est réduite à 200 € pour le nouvel employeur.
  • En cas de rupture du contrat pendant la période probatoire, la participation de l’employeur correspond à 50 % du niveau de prise en charge pour la période concernée, dans la limite de 750 €.

En dehors de ces situations et pour les formations de niveaux inférieurs, les coûts de formation restent entièrement pris en charge par le système de financement de l’apprentissage.

Dans le cadre d’un contrat de professionalisation

La formation est également financée par l’OPCO.

Cependant :

  • La prise en charge dépend des barèmes fixés par la branche professionnelle
  • Elle peut être plafonnée selon un coût horaire
  • Un reste à charge est possible selon le niveau de prise en charge validé par l’OPCO

Le contrat de professionnalisation relève du plan de développement des compétences.

Les aides dont bénéficient les employeurs privés

Plusieurs dispositifs permettent de réduire le coût d’un contrat d’apprentissage pour les entreprises.

L’aide unique à l’embauche d’un apprenti

Depuis le 1er janvier 2026, l’aide unique à l’apprentissage est réservée aux entreprises de moins de 250 salariés. Elle concerne les contrats d’apprentissage visant un diplôme ou titre professionnel de niveau 3 ou 4 (CAP, Bac ou équivalent).

Le montant de l’aide est de :

  • 5 000 € maximum pour la première année du contrat
  • 6 000 € maximum si l’apprenti est reconnu travailleur handicapé

Cette aide est versée automatiquement par l’Agence de services et de paiement (ASP), sous réserve que le contrat soit correctement transmis à l’OPCO et que l’alternant soit déclaré dans la DSN.

L’aide exceptionnelle pour certains contrats d’apprentissage

Un décret du 6 mars 2026 prévoit également une aide exceptionnelle pour certains contrats qui ne bénéficient pas de l’aide unique.

Selon la taille de l’entreprise et le niveau de formation, les montants peuvent atteindre :

  • 4 500 € pour un diplôme de niveau Bac +2 (niveau 5) dans les entreprises de moins de 250 salariés
  • 2 000 € pour un diplôme de niveau Licence à Master (niveau 6 ou 7) dans les entreprises de moins de 250 salariés

Pour les entreprises de 250 salariés et plus, l’aide est :

  • 2 000 € pour les diplômes de niveau CAP à Bac
  • 1 500 € pour les diplômes de niveau Bac +2
  • 750 € pour les diplômes de niveau Licence à Master

Comme pour l’aide unique, le montant peut atteindre 6 000 € pour un apprenti en situation de handicap.

Aide à l’embauche des personnes en situation de handicap

En complément de l’aide à l’embauche d’un apprenti versée à l’employeur, il existe des aides destinées à favoriser l’insertion des personnes reconnues travailleurs handicapés. Elles peuvent être à destination de l’employeur et/ou du salarié et/ou du centre de formation et sont versées par l’AGEFIPH (Plus d’infos sur leur site)

Pour tout connaître sur l’apprentissage et le handicap, rendez-vous sur ce guide.

La prise en charge des dépenses relatives aux maîtres d’apprentissage

Cette aide financière dédiée à couvrir une partie de vos frais liés à votre fonction de maître d’apprentissage est octroyée par l’OPCO de votre branche.

 

Les aides aux employeurs publics pour recruter en apprentissage

Différentes aides existent pour favoriser le recrutement en contrat d’apprentissage et aider les employeurs à se développer en recrutant un apprenti.

Fonction publique territoriale

Depuis 2022, le CNFPT prend en charge 100% du coût de la formation, dans la limite des montants de référence.

Cependant, au regard des intentions de recrutement croissantes, des critères de régulation dans l’allocation des financements (approuvés par les employeurs publics) ont été mis en place :

  • Le CNFPT prendra en charge les frais de formation de 5 000 nouveaux contrats d’alternants en formation sur des diplômes de niveaux 3, 4 et 5 (du CAP au BTS) inscrits au référentiel des diplômes corrélés aux métiers considérés en tension.
  • Pour être éligibles au financement des frais de formation, les employeurs publics locaux doivent obligatoirement déclarer leur intention de recruter des alternants auprès du CNFPT (les dates butoires sont à retrouver sur le site du CNFPT)

Si le diplôme ou titre n’est pas répertorié dans le référentiel, le CNFPT applique alors un forfait en fonction du niveau du diplôme ou du titre. Le CFA IFIR s’aligne sur les barèmes et ne pratique pas de reste à charge.

Fonction publique hospitalière

Une aide de l’État d’un montant de 3000€ par an et par alternant est mise en place pour le recrutement des alternants au regard des objectifs fixés.

Fonction publique de l’État

Chaque ministère sera destinataire d’une aide de 3000€ par an et par alternant afin d’assurer la prise en charge partielle des coûts de formation. Cette aide sera portée à 5000€ par alternant issu de la filière numérique.

Les aides aux employeurs pour recruter un alternant reconnu travailleur handicapé

Les employeurs dans les entreprises et associations de -250 employés qui recrutent un alternant reconnu travailleur handicapé peuvent bénéficient d’aides spécifiques. (Une aide de 6000€ et une aide de l’AGEFIPH)

Apprentissage et handicap : un nouveau guide pour les entreprises et les apprentis – Ministère du travail, de la santé et des solidarités (travail-emploi.gouv.fr)

  • Pour les employeurs du secteur privé : l’Agefiph propose une aide à l’embauche en contrat d’alternance d’une personne handicapée.
  • Pour les employeurs de la fonction publique :
    • prise en charge par le FIPHFP du coût salarial chargé de l’alternant à hauteur de 80 % ;
    • aide financière destinée à la prise en charge (par un opérateur externe) des frais d’accompagnement des personnes en situation de handicap pour la mise en œuvre d’un dispositif d’accompagnement et de soutien aux apprentissages par l’alternance ;
    • une prime d’insertion si l’employeur conclut avec l’alternant un contrat à durée indéterminée à l’issue de sa période d’alternance.

Les exonérations de charges

Recruter un jeune en contrat d’alternance permet aux employeurs de bénéficier de déductions sur les charges salariales.

Réduction générale des cotisations patronales

Cette déduction (anciennement appelée “déduction Fillon”) concerne tous les employeurs privés et doit être déclarée selon les mêmes modalités que celles prévues pour l’ensemble des salariés. Elle est valable pendant 1 an pour un CDI à compter de la fin du contrat d’alternance.

Exonération salaire apprenti du 1% CPF-CDD

Cette exonération exempte l’employeur du secteur privé de la contribution spécifique 1% CPF CDD (soit 1% de la masse salariale CDD).

Exonération de la prime de précarité

L’issu du contrat d’alternance, les employeurs du secteur privé ne versent pas de prime de précarité à l’alternant.

 

A savoir : Il existe également des dispositifs spécifiques pour le recrutement d’alternants de + de 45 ans. plus de renseignement sur le site du gouvernement.

Patron d'entreprise signant des documents

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